Bonne année… Si si… Je vous souhaite bien la bonne année ce premier janvier… découvrez donc pourquoi…

Le Nit’ei Gavriel raconte que le Rabbi de Apta (https://en.wikipedia.org/wiki/Avraham_Yehoshua_Heshel) souhaitait à tous une bonne année le jour du nouvel an des goyim. Il s’expliquait ainsi:

« A Rosh Hashannah, certaines de nos Téfilot ne sont pas acceptées à cause des accusateurs, mais quand le nouvel an goy arrive et que l’on peut constater la différence entre les juifs qui décrètent à Rosh Hashannah que la terre et tout ce qu’elle contient appartiennent à Hashem, et les goyim qui passent cette soirée en débauche, alors les accusateurs s’effacent et les Téfilot de Rosh Hashannah peuvent enfin monter. Enfin peut commencer la bonne année juive débutée en Tishri »

Alors bonne année 5777 à tous et à toutes.

 

La recette des beignets inratables et délicieux par Ruth Parsy

Ingrédients:

  • 3 œufs
  • 1 verre d’huile
  • 1 verre de sucre
  • 1 sachet de sucre vanille
  • 1 bouchon d’alcool (INDISPENSABLE)
  • 1 cube de levure
  • 2 verres d’eau tiède
  • 1 kilo de farine

Préparation:

  • Diluer la levure dans l’eau tiède
  • Bien mélanger les œufs, l’huile, les sucres et l’alcool
  • Ensuite incorporer la farine
  • Laisser monter une première fois
  • Former les beignets sans trop aplatir la pâte
  • Laisser remonter une deuxième fois
  • Et faire frire à feu moyen pour qu’ils cuisent bien de l’intérieur

Résultat:

beignets
Bon appétit et ‘Hanouka Saméa’h

L’origine du mal, Ba’al Shem Tov, Motsaei Shabat Béréshit

Shavoua Tov,

Voici pour bien commencer cette année (même si un mois s’est déjà écoulé) avec ce Shabbat Béréshit, un petit Dvar Tora au nom du Ba’al Shem Tov (Tsavaa 15b).

« וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה, וְהִנֵּה-טוֹב מְאֹד – Dieu examina tout ce qu’il avait fait c’était éminemment bien »

On peut se demander comment est-il possible que tout au long de la création, Hashem trouve que ce qu’il a fait est « bien – tov », en plus, le sixième jour il est dit que vraiment tout ce qu’Il avait fait était bien  » אֶת-כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה – tout ce qu’il avait fait », or dans Dévarim (30:15) il est dit: « רְאֵה נָתַתִּי לְפָנֶיךָ הַיּוֹם, אֶת-הַחַיִּים וְאֶת-הַטּוֹב, וְאֶת-הַמָּוֶת, וְאֶת-הָרָע – Vois, je te propose en ce jour, d’un côté, la vie avec le bien, de l’autre, la mort avec le mal ». D’où vient donc ce mal qu’à priori Hashem n’a pas créé.

En fait, il est une manière d’expliquer le mal en ce monde comme étant originellement bien, mais pas le bien ultime, plutôt une catégorie inférieure du bien, la partie la plus basse, mais toujours bien. Comme ceci Hashem l’a créé, bien et non mal. Par contre si l’homme s’en sert de la mauvaise manière il devient mal.

Pour illustrer cet enseignement le Ba’al Shem Tov nous donne un exemple: le balai. Ce n’est pas un objet de grande valeur, mais son utilisation est du domaine du bien, grâce à lui, la maison est propre. C’est un bien de catégorie inférieure. Par contre si on l’utilise pour frapper son enfant qui a fait des bêtises, il devient complétement mal.

Hashem nous a mis dans un monde plein de différentes choses, des plus spirituelles au plus matérielles, chacune avec son degrés de bien, tant qu’on les utilise à bon escient. Mais si ‘has véshalom on détourne le bon usage alors nous créons le mal nous-même.

Qu’Hashem nous guide sur Son chemin de « bien » pour cette année et toutes les autres à venir, Amen.

•Ben Ish Hai Quotidien• Parashat Mass’ei, Yom Shéni (01/08/2016)

וַיִּסְעוּ, מִמָּרָה, וַיָּבֹאוּ, אֵילִמָה; וּבְאֵילִם שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה עֵינֹת מַיִם, וְשִׁבְעִים תְּמָרִים–וַיַּחֲנוּ-שָׁם.
Ils partirent de Mara, et ils arrivèrent à Elim. Or, à Elim étaient douze sources d’eau et soixante-dix palmiers, et ils y campèrent.
Bamidbar (33:9)

Ils partirent de Mara et arrivèrent « Elimah – à Elim » ce passouk est une allusion aux Kétoret – les encens. En effet Hashem leur a conféré ont une puissance particulière qui permet aux Béné Israel de s’affranchir de la klipa – la force du mal qui est amère – mara.
On le voit dans le mot Elimah אלימה, si on le décompose en א’י et למ’ה, le Aleph et le Youd représentent la valeur numérique des 11 composants de la Kétoret. Et Lamed Mem et Hé, donnent LéMah- pour « Mah » qui est le surnom de la Malchout et qui est aussi 45, la valeur numérique du nom יו’ד ה’א וא’ו ה’א plein de la Tiféret.
Car il existe deux niveaux d’efficacité de la Kétoret et c’est pourquoi on lit dans la Téfila, aussi bien les psoukim que la mishna qui en parlent. Quand on lit les psoukim on « nettoie » la Tiféret (qui est la source de la Torah écrite) des 11 forces de la klipa et quand on lit la mishna, c’est la Malchout qu’on délivre (car elle est la source de la Torah Orale). C’est pourquoi on compte avec les doigts de la main droite les 11 composants quand on les lit dans la Mishna (Véélou hen: Hatsori…) et c’est moins connu, mais il faut aussi les compter quand on lit les psoukim, seulement dans le passouk les 11 ne sont pas tous cités, ils sont en allusion:
קַח-לְךָ סַמִּים: des aromates, c’est un pluriel, le minimum d’un pluriel c’est deux: 2
נָטָף: du baume, ça fait 3
וּשְׁחֵלֶת: de l’ongle aromatique, ça fait 4
וְחֶלְבְּנָה:du galbanum, ça fait 5
סַמִּים: des aromates, on répète ce mot pour doubler le compte, ça fait 10
וּלְבֹנָה זַכָּה: de l’encens pur, ça fait 11.
C’est d’ailleurs la manière dont la Guémara apprend du passouk qu’il faut 11 composants (Kritout 6b). En comptant avec les doigts on associe l’action et en lisant, la parole avec la pensée de s’affranchir de la klipa. C’est le sens de notre passouk: Ils partirent de Mara et arrivèrent « Elimah – à Elim » c’est en utilisant les Kétoret « Elimah » qu’on quitte Mara- la klipa.
(על פי בן איש חי הלכות – פרשת מסעי – הקדמה)

  • Les bénédictions sur la nourriture sont en fonctions de la qualité du tri des étincelles qu’elles contiennent. C’est pour ça que le pain qui est le travail de tri le plus élevé a reçu deux brachot au début (nétila et hamotsi) et cinq à la fin (quatre du Birkat hamazone et une sur le verre de vin), les sept sortes (par lesquelles on loue Erets Israel: le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel de dattes) eux n’en ont reçu qu’une au début et une seule à la fin, mais qui reprend les grandes lignes du birkat hamazone. Le reste des fruits et légumes, la viande le poisson et les laitages, qui représentent encore moins de travail de tri d’étincelles ont une baracha au début et une seule bracha courte générale (boré néfashot) à la fin
  • Donc, celui qui mange kazayt (27 grammes) d’un des cinq fruits d’Israel, qu’ils proviennent d’Israel ou non, fera « Al Hami’hya » et finira par « Véal Hapérot » s’ils viennent d’Israel il finira par « Véal Pérotéha ». Celui qui mange des Mézonot finira par « Véal Hami’hya Vé’al Hakalkala » (s’ils proviennent d’Israel: « Vé Mi’hyata Vé’al Kalkalata » attention: de nos jours le blé en Israel provient des USA sauf celui des matsot). Et s’il boit assez de vin, il finira « Véal Péri Haguéfen » et « Véal Péri Gafna » si le vin est d’Israel.

Brachot / Klalot – Hatsla’ha /’Ayn Hara’

מָה אֶקֹּב, לֹא קַבֹּה אֵל; וּמָה אֶזְעֹם, לֹא זָעַם יְהוָה

Comment maudirais-je celui qu’Hashem n’a point maudit? Comment menacerai-je, quand Hashem ne s’est pas irrité?

Bamidbar 23:8

Dans ce passouk, Bil’am, le grand sorcier, spécialiste de la malédiction fatale, explique qu’il est incapable de maudire un innocent… Le Or Ha’haim, Rabbi Haim Benattar זצוק’ל nous explique ici quel est le fonctionnement des malédictions et des bénédictions et par extension le mauvais œil et les « ségoulot » ainsi que le changement d’un décret par la prière.

Il est impossible en effet de provoquer quoi que ce soit qui n’est pas été décidé par Hashem et son tribunal céleste, on voit dans les Midrashim et la Guémara qu’Hashem lui-même ne contourne pas comme ça sont tribunal céleste ni la « Midat Hadin – l’attribut du jugement, de la rigueur ». Alors comment un grand Rav peut décider de la guérison d’un homme? Comment un grand sorcier peut-il maudire? Et a fortiori comment le voisin ou la mégère peuvent-ils attirer le mauvais œil sur quelqu’un? Si c’était déjà décidé, il n’y a plus rien à faire, et sinon qu’est ce qu’ils peuvent faire?

C’est ce secret que vient nous dévoiler ici le Or Ha’haim, dans la vie d’un homme, certaines mitsvot entraînent un bon décret de la même manière que certaines aveirot en entraînent un mauvais. Mais une action inverse en empêche l’application. Alors les effets d’une action positive et d’une négative ne s’annulent pas, mais les deux restent en suspens en attendant que la conduite générale de cet homme se précise et se concrétise soit dans le chemin du bien soit du mal. Et là, la sanction ou la récompense arrivera à lui. C’est ce genre de décret qu’il est possible de débloquer en bénissant ou en maudissant, ‘has véshalom. Nous autres les humains ne somme pas capables de créer de nouveaux décrets mais en débloquant certains qui étaient en attente, il est possible d’influer sur la vie de quelqu’un d’autre.

Il est inutile de préciser que la sorte de décrets que l’on va attirer sur les autres va également influencer le jugement d’Hashem sur nous et peser dans notre balance personnelle pour débloquer nos propres décrets en attente…

 

 

L’âne et le puis

Il était une fois un âne qui tomba dans un puis. Le fermier en fût désolé, mais l’âne étant vieux et le puis asséché étant très profond, il réalisa vite qu’il n’arriverait pas à remonter sa bête en bon état. Il décida donc de faire d’une pierre deux coups et de reboucher une bonne fois pour toute ce vieux puis qui ne servait plus et d’enterrer dignement son âne. Il commença a jeter des pelletées de terre sur son âne. La pauvre bête sentant sa fin venir se mit à braire de désespoir, puis bizarrement au fur et à mesure que le fermier se démenait à l’enterrer il se calma. Notre brave fermier comprît vite pourquoi. A chaque pelletée l’âne se secouait, faisait tomber la terre à ses pieds et marchait dessus. Ainsi à chaque pelletée qui devait le laisser lamentablement s’éteindre au fond de son trou, il remontait un peu plus vers la lumière. A la fin, le puis fût rebouché et l’âne libéré.

La morale de cette histoire est simple, à chaque épreuve de la vie qui nous « tombe dessus », nous avons le choix de nous résigner et de nous laisser ensevelir, ou bien nous réalisons que cette même « galère » est en fait une marche vers le haut et une chance offerte par Hashem, que nous pouvons saisir afin de nous élever vers un autre niveau.

Fasse Hashem que nous sachions toujours appréhender les événements qui nous arrivent et qui nous entourent pour le bien. Amen